Burgos et les Murailles

Burgos et les Murailles

Burgos et les Murailles

Burgos et les Murailles

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Cet itinéraire nous rappelle le passé fortifié de Burgos, que la ville porte implicitement en son nom. En 884, le comte Diego Porcelos fonda la ville et son château, qui, érigé sur la colline de La Blanca en guise de petite forteresse militaire, a modelé l’architecture de la ville intra-muros. La fortification offre au visiteur une vue exceptionnelle sur la vieille ville fortifiée dont subsistent certaines de ses portes, ainsi que d’autres références artistiques qui, bien que construites a posteriori, conservent le tracé d’origine.

1. PASEO DEL ESPOLÓN

Depuis la Plaza del Cid, cet itinéraire commence par le Paseo de l’Espolón, une œuvre du XVIIIe siècle qui marque l’extension de la ville hors des remparts et qui transformera l’ancien rempart en une grande promenade entourée de jardins sur les rives de l’Arlanzón. Sur cette promenade, les arcs d’accès à la Plaza Mayor rappellent l’ancien tracé de la muraille. L’ancienne porte, précédemment appelée Carretas, donnait accès à la place du marché, aujourd’hui place principale de la ville. Parmi les autres curiosités que nous trouvons dans l’Espolón on peut citer les statues du palais royal de Madrid que le roi Carlos III a données à la ville ainsi que d’autres de style néoclassique, don d’Isabel II.

2. CONSULAT DE LA MER

Sur la promenade se trouve le Consulat de la Mer, un bâtiment du XVIIe siècle qui rappelle le passé commercial de Burgos et qui a été le principal moteur du développement commercial et financier de la ville, car de là, on contrôlait, à l’époque des Rois Catholiques, le commerce d’exportation de la laine des mérinos castillans.

3. LARC DE SANTA MARÍA

Un peu plus loin, le voyageur se trouve devant ce qui était l’entrée la plus importante de la ville à travers la muraille, l’Arc de Santa Maria, dont la configuration actuelle date du deuxième tiers du XVIe siècle. En 1536, les conseillers du conseil ordonnèrent son remodelage à Juan de Vallejo et à Francisco de Colonia. Son importance s’est accrue à partir de 1600, après être devenue la porte d’entrée des rois qui visitaient la ville et l’endroit où ils devaient jurer leur respect envers les fueros de la ville.

4. PANS DE MURAILLES

Nous suivons l’itinéraire le long du Paseo de la Audiencia, prolongement de l’Espolón. Dans sa première rue, Eduardo Martínez del Campo, nous apercevons un ensemble d’œuvres majeures datant des XIXe et XXe siècles. Parmi celles-ci, le palais de l’Archevêché, une œuvre néo-renaissance et baroque inspirée par le mélange de styles dominants à la fin du XIXe siècle et l’église des Salesas, devant laquelle, à quelques mètres, nous découvrons une partie de la muraille originelle datant de l’époque du roi Alfonso X “Le Sage”.

5. PROMENADE DES CUBES ET DONJON DE DOÑA LAMBRA

Le voyageur entre dans le Paseo de los Cubos, qui nous offre le plus long pan de murailles conservé à ce jour. Dans ses murs, la porte du quartier juif s’ouvre à côté du donjon de Doña Lambra, où l’aljama de Burgos, l’un des quartiers juifs les plus importants du XIIIe siècle, communiquait avec la ville extramuros.

6. L’ARC DE SAN MARTÍN

Avant d’entrer dans la forteresse de Burgos, le point culminant de cette promenade, il faut franchir l’une des portes principales du quartier juif, l’Arc de San Martin. De style mudéjar, il s’agit de la porte la plus à l’ouest de la muraille. Par elle sortaient les rois de Castille une fois ils avaient prêté serment et les pèlerins se rendant à Santiago.

7. SOLAR DEL CID ET CHÂTEAU

Au-delà de l’arc, se trouve le Solar del Cid, où, selon la tradition, la résidence urbaine du Cid Campeador était installée. Derrière lui se dresse la colline du Château, auquel on accède par un escalier qui conduit le voyageur au Mirador del Castillo, d’où vous pourrez bénéficier d’une vue panoramique exceptionnelle sur l’ancienne enceinte fortifiée et sur toute la ville de Burgos. L’origine du château remonte à 884, lorsque le comte Diego Porcelos, sur ordre du roi Alfonso III, fonda la forteresse et la ville.

8. L’ARC DE SAN ESTEBAN ET l’ARC DE SAN GIL

Nous quittons le château par un escalier qui descend parallèle à la muraille et mène à l’arc mudéjar de San Esteban, datant du XIVe siècle, constitué d’un double arc en fer à cheval et de deux tours carrées séparées par une galerie de six arcs en en plein cintre. En descendant vers la porte suivante, celle de l’arc de San Gil, vous pouvez voir les vestiges de l’ancienne muraille.

9. LE PALAIS DE CAPITANIA ET l’ARC DE SAN JUAN

Nous poursuivons le parcours par la rue Avellanos pour atteindre ce qui était la porte de Margarita, où se trouve aujourd’hui le bâtiment néogothique de 1903 qui abrite le palais de la capitainerie générale. Cette promenade se termine, une fois franchie la place d’Espagne, à la porte la plus à l’est de l’Arc de San Juan.  Cet arc, par lequel entraient les pèlerins dans la ville, fut reconstruit en 1563 par Simón de Bueras et Martín Ochoa de Arteaga.

 

 

Emplacement/Information :

Quoi visiter :

  • L’ARC DE SANTA MARÍA


    En passant par une porte qui s’ouvre dans la salle principale de l’arc, nous accédons à l’une de ses tours pour profiter de la magnifique vue sur la promenade d’Espolón et la rivière Arlanzón. Ne quittez pas cette salle sans contempler la monumentale fresque qui préside la salle, œuvre du peintre local Vela Zanetti.


    En montant un escalier en colimaçon, nous atteignons l’accès au dernier étage, où se trouve le musée de la pharmacie, provenant du aujourd’hui disparu hôpital de San Juan.